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Le Call représente un droit (et non une obligation) d’acheter un actif sous-jacent (actions, obligations, indices boursiers…).
Le call dispose de plusieurs paramètres.
Il se caractérise par un prix d’exercice. Il s’agit du prix auquel l’acheteur d’un Call peut acheter le sous jacent.
L'échéance correspond à la date limite d'éxécution du droit.
Le Put représente un droit (et non une obligation) de vendre un actif sous-jacent (actions, obligations, indices boursiers…).
Un prix d’exercice est généralement rattaché au Put. Il s’agit du prix auquel l’acheteur d’un Put peut vendre le sous jacent.
L'échéance correspond à la date limite d'éxécution du droit.
La prime d’un Call ou d’un Put correspond au prix payer pour acheter le Put ou le Call.
Cette prime constitue donc la valeur du droit attaché.
Monsieur Durand fait chaque semaine un plein d’essence pour sa voiture.
A 1€15 le litre de super, le plein de 60 litres lui revient chaque semaine à 69€.
Face aux risques de guerre au Moyen Orient et à une hausse des prix du pétrole qui pourrait en découler, Mr Durand passe un accord avec son pompiste. Il lui verse 150€ (prime) pour avoir le droit (et non l’obligation) d’acheter (call) pendant toute l’année son plein hebdomadaire à 1€15 le litre.
Mr Durand avait vu juste : la guerre éclate et le prix à la pompe passe à 1€50 le litre.
Grâce à son accord avec le pompiste, il continue à payer 1.15€ le litre, ce qui lui fait économiser 35 cents par litre soit 21 € par plein.
Le pompiste pour sa part doit vendre le litre d’essence à 1€15 et il a 35 cents de manque à gagner par litre d’essence vendu à Mr Durand.
Cas n°1 :
Si la guerre dure et que le prix de l’essence reste à 1€50 toute l’année.
Mr Durand aura économisé 21€ * 52 semaines, soit 1092 €
Si nous retirons la prime de son contrat avec le pompiste, nous obtenons un gain net de 942€ (1092 – 150).
Dans le même laps de temps, le pompiste a lui perdu la même somme.
Cas n°2
Il s’agit d’une guerre éclair, les cours retombent même en-dessous de 1.15€ par litre.
Mr Durand ne se sert pas de son droit d’acheter de l’essence à 1€15, il la paie au prix affiché sur la pompe et il a donc perdu le montant de la prime du contrat qu’il avait fait avec son pompiste.
Le pompiste pour sa part se frotte les mains, il a encaissé la prime de 150€ et il continue a avoir Mr Durand comme client.
Le risque face auquel il convient désormais de se prémunir est une surproduction pétrolière au Moyen Orient qui conduirait immédiatement à une baisse des prix du pétrole.
Cette fois-ci c’est le pompiste qui propose à Mr Durand un accord.
Il se propose de lui verser une prime de 150€, en échange du droit de lui vendre toute l’année son plein hebdomadaire à 1€15 du litre.
Le pompiste a vu juste (il avait lu une analyse sur Pro-AT) et la surproduction massive d’or noire conduit à faire chuter les prix à 60 cents à la pompe.
Grâce à son contrat avec Mr Durand, le pompiste peut continuer à lui vendre l’essence à 1€15 du litre et ainsi gagner 33 € par plein vendu.
Mr Durand n’a pas le choix, il doit acheter son litre d’essence à 1€15 comme il s’y est engagé en acceptant d’encaisser la prime du contrat vendu par le pompiste. Aussi longtemps que durera la surproduction Mr Durand perdra 33€ par plein.
Cas n°1 :
L’essence reste à 60 cents toute l’année.
Le pompiste a un large sourire, il a encaissé 33 * 52 = 1716 € de recette supplémentaire grâce à son contrat avec Mr Durand. Il convient toutefois de retirer la prime qu’il a payée. Son gain reste cependant très confortable avec 1566 € de gagnés pour 150 € de déboursés.
Mr Durand a pour sa part perdu 1716 € auxquels il convient de retirer la prime qu’il avait encaissée à la souscription du contrat, ce qui lui fait toutefois prendre sa mine des mauvais jours puisqu’il a perdu 1566 €.
Cas n°2 :
La surproduction n’était que passagère et vu que le gouvernement avait profité de l’effondrement des prix pour augmenter les taxes le retour à la normale conduit les prix à la pompe à dépasser les 1€15.
Le pompiste ne se sert pas du droit que lui confère son contrat, il vend l’essence plein tarif à Mr Durand. Il n’a donc perdu que le montant de la prime de son contrat à savoir 150€.
Mr Durand pour sa part paye l’essence au prix affiché à la pompe mais il a tout de même encaissé la prime que le pompiste lui a versée à la signature du contrat.
Conclusion de ces exemples
Nous nous apercevons aux travers de ces deux exemples que l’acheteur d’un call ou d’un put ne perd jamais plus que le prix payé pour l’achat du contrat et que son gain est théoriquement illimité.
En revanche le vendeur d’un call ou d’un put ne gagne jamais plus que le prix perçu à la vente du contrat mais que sa perte potentielle est théoriquement illimitée.
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